samedi 14 décembre 2013

Tic, tac, tic, tac...





L’horloge tourne. L’heure du départ approche à grande vitesse. La valise est bouclée, presque tout est bon. Un dernier au revoir à mes proches. Une dernière bouffée de cet amour qui me réchauffera le cœur quand je serai à nouveau dans le froid de Montréal. 

     S’il n’y avait cette appréhension concernant les documents administratifs, je serai parfaitement serein. Triste, un peu, mais serein. Je m’apprête à dévorer à pleines dents cette nouvelle aventure. Et je suis mort de faim ! Il me reste encore tant de choses à faire et à voir dans cette magnifique contrée qu’est le Canada. Adepte des TO DO-LISTS (listes « à faire »), je me suis fixé quelques étapes pour les mois à venir : 

      -          Visiter l’Ouest ! (Vancouver, Los Angeles, la Californie…)
      -          Sauter à l’élastique, again (un super spot dans un cratère, non loin de Montréal)
      -          Refaire New-York (beaucoup de potentiel inexploité lors de ma précédente visite)
      -          Faire du traîneau à chiens
      -          Faire du ski
      -          Manger dans une Cabane à sucre (détail lorsque je le ferai effectivement)
      -          Assister à des concerts (festivals nombreux et variés l’été à Montréal)
      -          Aller voir le Cirque du Soleil (ils ont un chapiteau sur le Vieux Port de Montréal)
      -          Courir le semi-marathon de Montréal
      -          Aller voir les couleurs d’automne
      -          Ecrire un livre

Il s’agit évidemment d’une liste non-exhaustive. J’ajouterai probablement de nouvelles étapes et en enlèverai peut-être certaines. J’ai omis les affaires courantes : aller en cours (et les réussir ! ), trouver une coloc’ d’enfer, trouver du travail (quand mon visa me le permettra), rencontrer beaucoup de gens géniaux, penser aux amis et à la famille de l’autre côté de l’Atlantique, leur donner des nouvelles…

J’en profite pour saluer à nouveau tous ceux que je n’ai pu voir avant mon départ, et ceux que j’ai pu embrasser aussi. Vous allez me manquer, soyez-en certains ! Et j’invite tous les intéressés, les motivés, les téméraires, les voyageurs, les rêveurs, à venir me rendre une petite visite à Montréal. La ville est superbe, la vie y est douce (même en hiver, si si !) et votre présence me fera un grand plaisir !

D’ici là, je vous souhaite à tous une très bonne fin d’année. Profitez du bonheur d’être avec vos proches et pensez aux imbéciles qui vont se geler les fesses à l’autre bout du monde. 

PS : Pas d’inquiétude, je vous ferai un petit billet pour vous dire que je suis bien arrivé.

mercredi 4 décembre 2013

Flashback...



Jour 9021 (3 mars 2012)

Aujourd’hui , je suis à Pénestin, je me sens bien, je suis seul sur mon blocos et j’admire la mer : sauvage, libre, éternelle.
Enfin seul, pas vraiment ! Je suis avec une vieille amie, elle ne parle pas mais lorsque je gratte ses cinq cordes vocales, elle m’envahit au fond de moi-même, je chantonne en anglais :
« I’m gonna move to Canada
Yeah I’ve made up my mind
Leave everything behind
I’ll pick up my guitar and play
A couple of my songs”

La mélodie est triste, mes lèvres frémissent, puis un sourire se dessine sur mes lèvres. Je souris parce que je me sens en vie. Ces paroles d’hier et d’aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est le destin qui me faisait un clin d’œil pour me tenter.
Mais demain, elles auront un sens, demain ce n’est pas du coin de l’œil que je m’en vais cheminer mais bien avec deux grands yeux ronds ouverts et déterminés à capter la moindre parcelle de nouvelles expériences qui m’auraient échappé. J’ai hâte de vivre le jour 9022 comme j’ai hâte de vivre les 36000 autres d’ailleurs.

Puis… une réminiscence, une pensée, un secret enfoui très profondément dans mon être. Une phrase remonte le long de mon gros orteil, me donne des fourmis aux jambes, me chatouille le flanc, passe très vite à côté des aisselles, puis enfin atteint mon hémisphère droit. Celui de l’imaginaire, du rêve, de la fantaisie, celui qui ne croit en aucun fondement mais qui contient la seule et l’unique vraie émotion ! Ce message qui me parvient est celui-ci :
« Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain »
Ou comme j’aime le dire encore
« Carpe Diem »

Mon âme me rappelle une évidence à mes yeux : « N’oublie pas qu’ici est un coin de paradis ». Et en ce 9021ème jour, c’est un paradis terrestre et bien animé qui s’offre à moi : Pénestin, ma famille, mes amis. Tous mes êtres chers sont là, physiquement ou par la pensée au moins, je les sens et je les entends.

Alors désolé mon très cher carnet de voyage, toi qui m’accompagne depuis bientôt 25 ans, je vais te laisser pour te retrouver très vite car je sens cette aura, cette énergie affluer et envahir mon jardin sacré pénestinois !

Je te laisse, je dois aller enlacer ma famille et mes proches. Je dois prendre une dose suffisante d’amour et d’amitié pour les sentir à mes côtés durant cette année !
               
La vie ne se respire qu’une seule fois, alors permets moi de prendre un bon bol d’air et d’affection !

A bientôt mon cher compagnon !


(Merci mon pote...)

dimanche 1 décembre 2013

Je taille...



C’est reparti pour un tour…

A chaque nouveau départ ses joies, ses peines, ses appréhensions. Dans quinze jours, je redécolle. La destination ne m’est pas inconnue. Je retourne en terre conquise. Je retourne à Montréal. Mais pourtant, il y a toujours cette appréhension, cette sensation de se jeter dans le vide. Parce que je pars vers l’inconnu. Pas géographiquement cette fois, mais dans un sens plus large. 

Oui, je pars faire des études. Ces études sont censées durer un an au terme duquel je suis censé rentrer en France. Sauf que… A l’heure actuelle, je n’ai aucune idée de la date de retour. Je ne sais même pas s’il y aura un retour. Cette perspective vertigineuse s’offre à moi comme une grande claque. La dernière fois, je savais que j’allais rentrer. J’avais laissé beaucoup trop de choses en suspens en France pour ne pas revenir. Sans parler du manque que je ressentais vis-à-vis de ma famille. Cette fois, plus aucune attache matérielle : je vends ma voiture, je résilie mes différents contrats, je quitte mon appartement, je confie mon chat… 

Bien sûr, il reste les attaches affectives : les amis, la famille… Comme la dernière fois, je regarde derrière moi avant de me lancer et ce côté de la passerelle est toujours beaucoup plus rassurant que le vide étourdissant qui m’attend de l’autre bord. Pourtant, cette fois encore je vais sauter. Je vais goûter à nouveau à l’ivresse du voyage, de l’aventure, de la découverte. Je vais me lancer pour ressentir cette infinie liberté que m’offre le voyage. Je vais m’extirper d’une vie qui en quelques mois avait réussi à me replonger dans une routine confortable et pourtant tellement envahissante. Fini les heures de travail où mon implication m’a coûté beaucoup de ma vie privée, fini les heures passées à rêver de faire ce que je souhaite vraiment, fini les heures à glander dans mon canapé. 


http://www.youtube.com/watch?v=q0ThifRvEwQ (petite musique d'ambiance)
Je me tire. Je m’en vais réaliser mon rêve. Je m’en vais respirer. Je m’en vais évoluer.





mardi 30 juillet 2013

Destinataire : MONTREAL, QC. CANADA



Rennes, le 30/07/13

Chère Montréal,
Voici bientôt huit mois que je t’ai quittée. Le temps passe si vite. J’ai l’impression que c’était hier que je parcourais tes rues pour la première fois, que je découvrais tes sons, tes odeurs, tes couleurs. L’impression que c’était seulement ce matin que je t’abandonnais pour retrouver ma famille et mes amis laissés de ce côté de l’Atlantique.
En venant à ta rencontre j’étais parti le cœur gros, conscient de ce que je laissais derrière moi, mais impatient de voir du pays, de vivre au rythme de tes festivals, de ta nightlife, de ton incessante activité. J’étais parti en connaissance de cause, mais je t’ai laissé dans la totale ignorance de ce que j’abandonnais à nouveau derrière moi. Et le retour à la réalité  fut terrifiant. Passé la surprise faite à mes proches pour mon retour, passé les joies de retrouver ma famille et mes amis, j’ai pris conscience de ce vide creusé en moi depuis mon décollage de Trudeau.
Incapable au début de le comprendre, j’ai peu à peu réussi à mettre des mots sur les maux qui me tourmentaient. En total décalage avec les gens qui m’entouraient, je découvrais brutalement le « spleen du voyageur », cet état de déphasage suivant le retour « à la maison ». Irrité en permanence par la mentalité française, je ne pouvais m’empêcher de me demander ce que je faisais là. Ayant perdu l’habitude d’échanger avec mes amis restés en France, je me suis enfermé dans mes souvenirs, leur reprochant même de m’avoir eux aussi oublié. Ces chers amis que je redoutais tant de laisser derrière moi avaient confirmé mes craintes. Me raccrochant tant bien que mal à ce que je pouvais, je me suis concentré sur ma famille, toujours présente quoiqu’il arrive.
La vérité s’est peu à peu imposée à moi. Ce n’était pas seulement la France qui me décevait, mais surtout toi, Montréal, et le Québec en général qui me manquait. Je me suis rendu compte que mon cœur s’était mis à battre au rythme de ta vie, à palpiter au son de tes accents si charmants, à s’emballer au gré des rencontres magiques que j’ai fait en ton sein.
Pensant emporter avec moi la source de mes joies canadiennes, j’ai accueilli en France ma « blonde » rencontré durant mon expérience outre-Atlantique. Notre histoire n’a pas duré. La faute à la France et sa mentalité qui ont dégoûté mon amie, la faute au moment qui était mal choisi aussi, la faute à pas de chance peut-être. La faute à moi aussi. Pas du tout serein dans mon cœur et mon âme, je n’ai pas offert un accueil des plus agréables à celle qui devait partager mes projets de l’année à venir. Elle est repartie, me laissant à nouveau seul avec mes tourments et plus convaincu que jamais que j’avais fait une erreur en revenant.
Le temps n’a pas refermé la plaie. Il a seulement mis de l’ordre dans ce capharnaüm qu’étaient devenues mes pensées. Une idée revenait avec insistance depuis trop longtemps pour que je l’ignore : Je veux TE retrouver. Je veux revenir à toi, Montréal. Je m’ennuie de toi, tout en toi me manque. Depuis tes rues à perte de vue, avec ses bars, ses restaurants aux mille saveurs, à tes habitants, avec leur accents, leurs étranges expressions que j’avais finalement fait miennes, leur accueil chaleureux, leur culture, leurs différence, leur tolérance. J’ai envie de me promener dans tes rues, d’aller faire un barbecue à Lafontaine, d’aller boire une bière avec mes « chums » à l’Abreuvoir, de partir en week-end dans un chalet au bord d’un lac, d’attendre le métro à Berry-UQAM, de manger une pointe de pizza à 2h du mat’ en rentrant d’un de ces bars de nuits qui tapissent tes rues, de vibrer au rythme de la musique de tes innombrables festivals. Si, il y a encore quelques temps, je pensais retrouver ma « blonde » perdue, en revenant te voir, aujourd’hui je sais que c’est vraiment toi qui me manques.
Depuis un certain temps déjà j’explore toutes les pistes menant à un retour. Certaines se sont définitivement refermées, d’autres sont encore chaudes et porteuses de mes plus grandes espérances. Patience est mère de sûreté m’a-t-on dit, aussi je vais prendre mon temps pour préparer au mieux ce retour. Mais comme ce temps sera long !
Montréal, je t’aime ! Laisse-moi revenir vers toi !

dimanche 16 septembre 2012

New York City !

Bonjour à tous!

Enfin un nouvel article!
Après une longue attente, liée à des journées chargées, mais aussi à une petite flemme, je dois l'avouer, voici donc un petit aperçu de mon séjour à La Grosse Pomme.

Membres de l'expédition : Jonathan, Vincent et Fabien.
Moyen de transport : voiture jusqu'à destination, puis transports urbains sur le site.
Destination : New York City!
Durée du séjour : 4 jours pour Fabien (qui devait rentrer bosser), 5 jours pour les autres.

Il faut savoir que New York est à environ 6h et quelques de Montréal. S'y rendre ne prend donc pas si longtemps que ça, compte tenu des distances qui existent sur ce continent où tout est grand.
Nous avons embarqué le mardi matin, juste après mon shift (quart de travail). J'ai dormi un peu dans la voiture, pour récupérer.

L'une des premières choses qui nous ont marqué, c'est que New York est entourée de végétation, hors banlieue. Ce qui veut dire que nous avons découvert la ville au dernier moment, au détour d'un bosquet d'arbres. Belle surprise quand on s'attendait à quelque chose du genre banlieue parisienne avec des cités-dortoirs qui s'étendent sur des kilomètres avant d'atteindre la ville proprement dite. Bon point pour le début donc.

Nous avions réservé une chambre d'hôtel dans Harlem, via le groupe hotellier dans lequel Jonathan et moi travaillons. Situé en plein coeur du quartier historiquement noir, le A-Loft est un petit hôtel très propre. Concernant le quartier, il faut savoir que Harlem n'est plus le ghetto qu'il a pu être autrefois. Si la population noire est plus que majoritaire et qu'il est rare de croiser des blancs, ceux-ci ne sont plus regardés de travers comme ça put être le cas il y a quelques années. Finalement, c'est un joli quartier bien situé, au nord de l'île de Manhattan, et un peu à l'écart de l'hyperactivité du centre-ville.

Une fois nos affaires posées, nous avons pris la direction du sud de l'île pour visiter un peu. Pas exactement organisés pour la fin de journée, nous avons un peu erré au sud de l'île en cherchant "le shark", un speedboat censé nous faire la visite jusqu'à la Statue de la Liberté. Cependant, nous avons pu apprécier le spectacle d'un couché de soleil depuis Battery Park, à l'extrême sud de l'île.

 




 Retour à l'hôtel en taxi, les fameux yellow cabs, avant de redescendre dans Little Italy pour souper.





Puis nous avons cherché un endroit sympa pour passer la fin de soirée. Sans trop de succès. Mais au moins, nous avons pu visiter un peu les quartiers du centre, de nuit.

Le lendemain, après un brunch inévitable, nous avons repris la direction du centre-ville. Cette fois, nous étions plus organisés. Au programme : visite de Ground Zero (feu le World Trade Center) et du quartier environnant, virée en speedboat vers Lady Liberty (oui oui, cette fois, on avait l'adresse), passage à Time Square et au Hard Rock Café, gospel au coeur de Harlem en fin de journée.

















Retour à la chambre d'hôtel avant de tenter une nouvelle sortie de nuit. Cette fois, c'est la fatigue qui nous a terrassé.

Le lendemain était aussi une journée chargée : excursion à Brooklyn pour sortir un peu du centre-ville, petit farniente à Conney Island (une plage au sud de Brooklyn), dîner au coeur de Brooklyn, retour à la civilisation en passant par le Brooklyn Bridge, passage au MoMa (Museum Of Modern Art) dont le spectacle m'a laissé dubitatif, crochet inévitable par Central Park (beaucoup trop grand pour qu'on en fasse le tour).













Le soir, nous avions planifier d'aller en haut de l'Empire State Building, pour apprécier la vue de La ville qui ne dort jamais et de ses lumières. Mais le temps d'attente ainsi que le prix exorbitant de la visite nous ont refroidit. Finalement, nous avons rejoint un night club pour profiter de ma dernière soirée.

Le lendemain, en fin de matinée, j'ai embarqué dans l'un des fameux autobus Grey Hound, qui proposent les trajets à travers les Etats-Unis. Le voyage de retour s'est relativement bien passé, j'ai pu dormir un peu pour récupérer avant d'enchaîner avec un nouveau shift de travail dès le soir.


Bilan de ce séjour. J'ai été très impressionné par la densité, le rythme effréné de la ville. Si j'ai pu apprécier les activités de tourisme que nous avons pratiqué, j'ai en revanche constaté que je ne pourrais pas vivre dans une telle ville. L'air y est lourd, les buildings, la foule rendent la ville oppressante. Néanmoins, il est évident qu'il y a beaucoup de choses à tirer de cette ville, pour un peu qu'on supporte le milieu urbain. Mais pourquoi pas résider dans des zones périphériques, comme Brooklyn que j'ai beaucoup apprécié. Au final, j'étais quand même content de rentrer à Montréal.

Prochain rendez-vous : la Gaspésie dont je suis revenu avant hier !

Portez-vous bien !