lundi 13 janvier 2014

Rentrée des classe !



Bon ça y est, je suis redevenu un étudiant. Comme une majorité ici, j’ai pris le chemin de l’université lundi 6 janvier. Au programme de la journée : Littérature et nouvelles technologie, … et puis c’est tout. Un seul cours dans la journée, 3h de cours, de 18h à 21h. Wow ! Quel changement par rapport à la France ! On ne peut pas dire que ce soit chargé. 

Premier sentiment sur ce premier cours : c’est intéressant, mais ce n’est pas franchement ce que j’ai envie de faire. En fait, il s’agit dans ce cours d’étudier les nouvelles approches de la littérature avec les nouvelles technologies : utilisation d’internet, prolifération des multimédias, disparition du livre, mort de l’auteur…
Ayant la possibilité d’annuler l’un de mes cours, sans compromettre mon programme, je me suis rapidement défait de celui-ci. 

Le reste de la semaine s’est fait sur un rythme similaire. Voici mon emploi du temps pour la session d’hiver (jusqu’au 17 avril) :
Lundi : rien (puisque j'ai supprimé le cours)
Mardi : Science-fiction, de 18h à 21h
Mercredi : rien
Jeudi : Atelier d’écriture en littérature jeunesse, de 14h à 17h. Individu créateur et l’entrainement à la créativité, de 18h à 21h.
Vendredi : Révision et édition de texte, de 14h à 17h.
Samedi, dimanche : rien

Comme vous le constatez, les semaines seront, à première vue, plutôt tranquilles. Mais c’est sans compter le travail personnel. D’ici la fin de session, j’ai 5 livres à lire au minimum, un compte-rendu de lecture, des travaux de réflexion pour plusieurs matières, des textes à produire, une entrevue à préparer, enregistrer et traiter, et des examens finaux à préparer. En résumé c’est une production de plus de 20 pages qui est attendue pour chaque étudiant. Donc mes jours « oisifs » vont très rapidement se transformer en jours d’études à temps plein. 

Mais je suis vraiment très content de mon premier contact avec ces cours. Je me plais bien et j’ai le sentiment d’être dans mon élément. On parle d’écriture, on écrit des textes, les gens sont talentueux. C’est vraiment motivant ! Ci-après, quelques photos de l'atrium de l'UQAM (mon université). 






Fait amusant, la collecte des recueils de textes pour les cours se fait dans une salle entièrement dédiée : c’est assez impressionnant ! 





L'UQAM est un ensemble de bâtiments (une dizaine de mémoire) relié par un réseau souterrain. En fait, il suffit d'arriver par la station de métro qui débouche directement à l'entrée souterraine de l'UQAM pour avoir accès à l'ensemble des services proposés par l'université. J'étais bluffé quand j'ai découvert ça. On y trouve cafétéria, librairies, papeteries, salles d'impression-reprographie, salles de cours en masse, amphithéâtres, laboratoires de langue, salles informatique, centre de documentation... L'essentiel de la vie universitaire est souterrain, hors de vue des passants dans les rues. 

Je vous laisse pour le moment, la lecture m'appelle. 

lundi 6 janvier 2014

Nouvelle année



Et voici donc 2014 qui pointe le bout de son nez. Une nouvelle année dont l’accueil est très froid. 



Et oui, ça pique un peu, je l’avoue.
Mais la ville sous la neige a quelque chose d’enchanteur, surtout en cette période de fête. 










Les fêtes, justement, se sont bien passées pour moi. Je vous avais laissé avec une pointe de mélancolie légitime. Mais comme promis, elle ne s’est pas étendue au-delà du 25 décembre. J’ai rapidement repris les rênes de ma vie et tracé ma route. Il faut dire que j’ai bien été aidé par mes amis ici. Entre les repas et les soirées, je n’ai pas vu le temps passer. C’est idéal pour éloigner le cafard. 

J’ai donc salué une dernière fois 2013 et accueilli 2014 avec un verre à la main et entouré d’amis.

La nouvelle année commence du bon pied pour moi puisque j’ai reçu les derniers éléments nécessaires pour valider (enfin !) mon visa. Il me manquait une lettre d’introduction, que j’ai reçue vendredi 3 janvier. Il me restait donc à faire le tour du poteau pour obtenir le précieux sésame qui m’ouvrirait officiellement les portes de l’université.
Après un court séjour – environ 35s – à la frontière américaine, j’ai eu mon papier et j’ai pu rentrer à Montréal, enfin débarrassé du poids de cette démarche qui s’éternisait beaucoup trop. 



Me voici donc aujourd’hui lundi 6 janvier 2014, à attendre la rentrée des classes avec l’impatience d’un enfant qui rentre à la grande école pour la première fois. Bon, la différence c’est que mon seul cours de la journée sera à 18h, heure à laquelle l’enfant que j’étais serait déjà rentré à la maison à la fin de sa journée d’école. Après un bon petit brunch, me voilà fin prêt à commencer cette nouvelle aventure. 

 

 Pour les curieux, mon premier cours s’intitule : Littérature et nouvelles technologies. Je ne sais pas encore à quoi m’attendre. Aussi, vous devrez patienter encore un peu avant de savoir ce que ça donne. 


Une petite chose encore. Je ne suis pas fan des vœux de nouvelle année, aussi je ne me précipite pas pour répondre aux gens qui m’en offrent. Ceci ne m’empêche pas, évidemment, de bien penser à tous ceux qui me sont chers et de leur souhaiter tout le bonheur du monde, mais ça, c’est toute l’année que je le souhaite.

Et joyeuses pâques !

mardi 24 décembre 2013

Temps des fêtes, tant d’effet…



C’est bien la première fois de ma vie que je me réveille un 24 décembre sans l’avoir vu arriver. Peut-être parce que pour la première fois je n’ai eu aucun cadeau à préparer cette année. Peut-être parce que pour la première fois, je me réveille à 6000 km de ma famille. Mais cette date me revient avec une percussion dévastatrice.

Après la tristesse du départ, le blues des fêtes. Je sais que tout le monde (ou presque) me dira que je dois profiter, que j’ai une chance inouïe, que je reviendrai en faire d’autre des Noëls en famille. Mais que voulez-vous ? J’ai le cœur sensible en cette période de fin d’année. Je n’attache pas d’importance au phénomène commercial, religieux ou autre. Noël, c’est le temps de la famille. C’est le temps où on fait le plein de bonheur. C’est le temps de sourire. Alors je vais sourire, parce que je vous sais tous heureux et souriants. Mais laissez-moi encore un temps de mélancolie, juste pour aujourd’hui. Après c’est promis, je vais profiter de la vie !

Joyeux Noël à toute ma famille !

Vous manquez.




vendredi 20 décembre 2013

CAQ en poche !

Bonjour à tous !

Un petit billet pour vous dire que j'ai (enfin !) reçu mon Certificat d'Acceptation du Québec (CAQ). Il s'agit du premier document dont j'ai besoin pour définitivement valider mon visa étudiant. Cette nouvelle est un grand soulagement, parce que je l'ai reçu déjà (il y avait tout de même un part d'incertitude), et aussi parce que je l'ai reçu vite.

Du coup, j'ai bon espoir de commencer mes cours en temps et en heure. Oui parce que, je l'avais pas dit, mais en théorie, je ne peux pas commencer les cours si je n'ai pas mon permis d'étude (dont la demande est maintenant en cours). Après discussion avec d'autres étudiants à l'UQAM (Université de Québec A Montréal, celle où je vais étudier), j'ai appris qu'un simple accusé de réception de la demande de permis d'étude suffirait à me laisser assister à mes cours. En effet, cette partie de la démarche administrative est une formalité et prend juste un peu de temps.

Une fois la lettre d'acceptation en poche, il me restera à faire le "tour du poteau". C'est une jolie expression désignant le fait de quitter le territoire pour repasser par l'immigration et faire valider un nouveau visa.

Voilà voilà ! Donc je suis déjà vachement plus serein qu'hier sur la suite de l'aventure. Et ça fait toute la différence !

Je vous laisse avec une nouvelle photo que certains anciens montréalais reconnaîtront peut-être.


mercredi 18 décembre 2013

Finally back !





C’est bon ! 

Me voilà enfin de retour sur le sol québécois. Après un voyage un peu plus long que prévu, j’ai enfin pu poser ma valise. 

Un voyage plus long car la chance ne m’a pas souri lundi. D’abord, à Paris l’avion est annoncé avec un décollage différé de 35 minutes. Une fois à bord, l’un des passagers s’est senti mal. En l’absence de médecin, l’avion – qui s’apprêtait à décoller – a dû retourner à la porte d’embarquement pour que les secours interviennent. En parallèle il fallait retrouver le bagage du voyageur pour le débarquer en cas de besoin. Finalement, le passager est resté. Mais durant ce laps de temps, les techniciens en avaient profité pour charger du carburant dans l’appareil. Et le camion qui chargeait ce carburant s’est retrouvé en panne sous l’aile de l’avion. Quand ça ne veut pas…

Personnellement, je n’étais pas franchement inquiet, mais certains passagers s’agaçaient. Finalement nous avons décollé sans encombre 1h30 après le décollage annoncé, soit plus de 2h après l’heure notée sur mon billet. Le vol s’est déroulé sans soucis jusque Montréal. Comme d’habitude la bouffe était … sans commentaire. Et, je dois l’avouer, la place est quelques peu limitée. Mais, il faut prendre son mal en patience et le voyage se fait bien. 

Arrivé à bon port, j’ai eu une petite frayeur : un petit passage par l’immigration. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis de retour à Montréal pour y faire une année d’étude en création littéraire (pour écrire des livres). Pour ces études, il faut un visa d’études. J’ai effectué la demande pour ce visa mais n’ai pas encore obtenu mes documents. Il s’agit généralement d’une formalité. C’est pour cela que j’ai pris la liberté de partir avant d’avoir reçu mes papiers. L’idée étant d’arrivée avec un visa de tourisme dans un premier temps et, une fois mes papiers en main, repasser à l’immigration pour valider mon visa d’étudiant. Quel était donc la raison de cette frayeur me direz-vous ? Eh bien, tout simplement, en prenant mon billet d’avion, je ne pensais pas au fait que sans un billet retour, ma situation pouvait paraître très louche aux agents d’immigration. Voyez le tableau : un jeune touriste français, ayant déjà vécu au Canada, ayant déjà visité Montréal notamment, n’ayant pas de billet de retour, n’ayant pas d’idée précise de la date de son retour, n’ayant pas d’emploi en France, n’ayant pas d’appartement en France, n’ayant pas de compagne en France ou tout autre personne pouvant justifier une attache en France, ça sent l’immigration clandestine, le travail au noir. D’autant que mon expérience en restauration joue contre moi puisque c’est l’un des domaines les plus touchés par le travail illégal. 

Après quelques minutes de négociation, j’ai réussi à lui démontrer ma bonne foi et donc à obtenir l’autorisation d’entrée sur le territoire. Ouf !

Note pour plus tard : Ne pas se pointer en touriste dans un pays sans billet retour...

Passé ces petites péripéties, j’ai enfin pu retrouver Montréal et la ville m’a accueilli « chaleureusement » 























Une fois les présentations faites : "Fabien - Hiver à Montréal, Hiver à Montréal - Fabien", j'ai pu apprécier de retrouver mes marques, à commencer par une bonne nouvelle :  mes cartes fonctionnent toujours (banque et métro). Ensuite j'ai rapidement obtenu un numéro de cellulaire (sur lequel on peut me joindre gratuitement depuis les box-internet françaises), élément essentiel pour toute recherche d'appartement, qui sera ma prochaine étape. 

En attendant, je vous laisse, il est temps pour moi d'aller déguster une bonne poutine !